“Le chemin va être très long”, malgré sa victoire en match ouverture, le Maroc prône la prudencenomadictrails
Hôte de la CAN 2025, le Maroc rêve d’un deuxième sacre continental, 49 ans après son unique titre. Soulagés par leur première victoire dans la compétition face aux Comores, les Lions de l’Atlas vont tout faire pour remettre ça. Mais s’efforcent de ne pas céder à l’euphorie autour de la sélection favorite de cette édition.
Quarante-neuf ans qu’ils attendent un deuxième sacre continental. Alors les Lions de l’Atlas ont faim, terriblement faim. Mais avant de redevenir les rois de la savane, les Marocains, favoris annoncés de la CAN 2025, devront franchir de nombreux pièges. Le premier l’a été avec maîtrise, dimanche soir face aux Comores pour l’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations.
Une première victoire pour insuffler une dynamique positive dans le royaume, et chasser un peu de l’immense pression qui accompagnent les joueurs de Walid Regragui dans ce tournoi, où seul un titre final sera admissible.
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“Je ne dirais pas une pression mais une responsabilité”, corrige le défenseur Nayef Aguerd en zone mixte, au micro de RMC Sport. “Le chemin va être très long. On sait très bien que notre public est exigeant, c’est ce qui nous a mis dans le bain. On fait confiance à cette équipe, qui est jeune aussi. J’espère qu’on va gagner tous les matchs.”
“On savait que tout n’allait pas être parfait”
Pour le sélectionneur aussi, pas question de s’abandonner à trop d’euphorie. Walid Regragui sait qu’il reste encore des choses à améliorer pour voir loin: “On a maîtrisé le match en première période mais on ne s’est pas créé suffisamment d’occasions. Il y avait un manque de présence dans la surface”, analyse-t-il avec calme après la rencontre, au micro de beIN Sports. “On est revenus sur nos défauts. On a corrigé ça en seconde période avec les changements et l’intensité mise en première période”.
Fort de l’effectif le plus dense et le plus talentueux de la compétition, le Maroc a toutes les cartes en main pour parer l’Afrique de ses habits rouge et vert, le 18 janvier prochain dans ce même stade Prince-Moulay-Abdellah. Bientôt un demi-siècle que le peuple marocain attend ça. “Un match d’ouverture, c’est toujours difficile, mais on a fait le boulot”, souffle avec soulagement Regragui. “C’est de bon augure. C’était important de gagner notre premier match, devant notre public pour bien rentrer dans la compétition.”
Même son de cloche du côté de Romain Saïss, pour qui “l’important était de gagner”. Mais le capitaine du soir, sorti sur blessure, admet volontiers à RMC Sport: “On savait que tout n’allait pas être parfait. Maintenant, il faut qu’on gomme les petites erreurs, qu’on garde le positif en espérant monter en puissance sur la compétition”. Surtout pour des lions affamés, l’appétit vient en mangeant.



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