les pluies diluviennes, invitées surprise qui gâchent un peu la fête au Marocnomadictrails
Réussi sur le terrain, ce début de CAN est douché en-dehors par des pluies diluviennes s’abattant sur le Maroc depuis le coup d’envoi de la compétition. Les célébrations de supporters, pris de court et pas toujours équipés, en sont fortement impactées. La faute à pas de chance, alors que les averses devraient durer encore plusieurs jours.
Des pluies diluviennes voire torrentielles, n’ayons pas peur des mots. Durant une bonne heure, un épais rideau d’eau a recouvert le stade olympique de Rabat, mardi soir lors d’un Tunisie-Ouganda tout juste praticable. Depuis son coup d’envoi, la CAN 2025 n’est pas épargnée, perturbée par une très mauvaise météo aux allures de mousson.
Les averses s’abattent régulièrement sur le Maroc, comme rarement à cette période de l’année. Le match d’ouverture du pays hôte avait déjà annoncé la couleur: dans le magnifique écrin du stade Prince-Moulay-Abdellah, la rencontre entre le Maroc et les Comores avait été disputée sous des conditions très humides, alors que la pluie s’était également invitée lors de la cérémonie d’ouverture.
Les drapeaux réinventés en capuches de fortune
Malgré la victoire 2-0 des Lions de l’Atlas, les supporters ne se sont pas éternisés pour fêter leurs héros. Pas par manque de patriotisme, non. Mais plutôt par contrainte, obligés à vite rentrer chez eux par une cascade intense. Sur les esplanades, à l’extérieur des stades, les vendeurs à la sauvette proposent de longs panchos en plastiques pour se protéger. Des classiques capuches/k-way, au moins classiques drapeaux nationaux, tous les moyens sont bons pour se couvrir la tête jusque dans les rues détrempées.
Le pique d’eau aura été atteint sur ce Tunisie-Ouganda, longtemps disputé dans des conditions apocalyptiques. L’accès au stade s’en est trouvé fortement perturbé, les files d’attente s’allongeants sous la pluie. La sécurité, elle, a été un peu dépassée lorsqu’arrivaient des mouvements de foules pour entrer plus rapidement dans l’enceinte – pas le temps pour les habituelles festivitées. Les supporters entreront, trempés jusqu’à l’os. Mais les tribunes à l’air libre ont été désertées, les fans préférants logiquement se regrouper sous les tribunes protégées.
D’une intensité rare dans la région
Installées pour faire profiter les supporters sans billets de rencontres télévisées, les fan zones faisaient grises mines, elles-aussi. Celle déployée en marge de Mali-Zambie, lundi après-midi, avait des allures de désert, l’aridité en moins. De paroles de journalistes locaux croisés en tribunes de presse, les trombes d’eau en hiver, cela peut arriver à Rabat. Mais de cette intensité, c’est presque du jamais-vu, ont-ils assuré à RMC Sport.
Il y a bien eu, depuis le match d’ouverture, quelques moments d’accalmies et d’éclaircies. Comme ce RD Congo-Bénin déroulé sous un climat correct – bien que la pluie ait pointé le bout de son nez après le coup de sifflet final. Mais en quarante-huit heures, c’est bien peu. C’est surtout pas de chance pour la CAN, qui se souvient que la fin de la Coupe arabe (récemment remportée par le Maroc bis) a été fortement impactée par des pluies similaires au-dessus du Qatar.
Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là, puisque la pluie n’est pas prête de s’arrêter. Selon les prévisions de la direction générale de la météorologie du ministère de l’équipement et de l’eau du Maroc, les averses devraient être intenses jusqu’à vendredi inclus, et le début de la deuxième journée de compétition. Heureusement, le pays organisateur peut compter sur des pelouses de qualité, lui évitant de voir la fête douchée.



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