Loading Now

“Il n’est aucunement question d’un boycott”, Diallo clarifie la position de la Francenomadictrails

“Il n’est aucunement question d’un boycott”, Diallo clarifie la position de la Francenomadictrails

Alors que la question d’un boycott de la Coupe du monde 2026 en réaction à la politique internationale de Donald Trump est de plus en plus évoquée – notamment en Allemagne – le président de la FFF Philippe Diallo s’est aligné ce dimanche sur la position du ministère des Sports français, même s’il “reste attentif” à la situation.

Le débat autour d’un boycott de la Coupe du monde 2026 n’existe pas encore en France. En tout cas, pas du côté des instances. Contrairement à l’Allemagne où plusieurs personnalités politiques et dirigeants de la Fédération ont pris la parole pour s’insurger des tensions nées de la volonté américaine de s’emparer du Groenland et des menaces de taxes douanières accrues de Donald Trump contre les États européens qui s’y opposent.

Si le président américain a assuré qu’il n’utiliserait finalement pas la force pour atteindre son objectif, la question divise à cinq mois de la compétition mondiale, durant laquelle 78 des 104 rencontres se disputeront aux États-Unis.

La “position de principe” de Diallo

Côté français, l’heure n’est pas aux menaces. Comme le ministère des Sports plus tôt dans la semaine, Philippe Diallo, président de la FFF, a rappelé que le boycott n’était pas à l’ordre du jour. “J’ai une position de principe qui est d’essayer de faire en sorte que le sport – un lieu de rassemblement et d’unité – se tienne le plus à l’écart possible de la politique. Je suis attentif à la situation internationale mais à ce stade, il n’est aucunement question d’un boycott de l’équipe de France de la Coupe du monde”, a-t-il assuré au micro de RMC Sport depuis Rennes.

D’après le président du foot français, “la position est claire, même si nous sommes attentifs à toutes les évolutions qui pourraient intervenir”. “Mon souhait le plus profond est que l’équipe de France partira le 9 juin pour les États-Unis avec beaucoup d’ambition dans le cadre de cette Coupe du monde”, a-t-il conclu.

Une déclaration qui tranche avec celle du vice-président de la Fédération allemande de football (DFB) Oke Göttlich ce vendredi. “Je me demande vraiment quand le moment sera venu d’envisager et de discuter sérieusement de cette question. Et pour moi, ce moment est venu”, a-t-il déclaré au Welt. Avant d’interpeller son président et celui de la Fifa: “En tant qu’organisations et en tant que société, nous oublions actuellement comment fixer des tabous et des limites, et comment défendre nos valeurs. Les tabous sont essentiels à notre position. Y a-t-il tabou franchi lorsqu’on nous menace? Lorsqu’on nous agresse? Lorsqu’il y a des morts? J’aimerais savoir où Donald Trump trace la ligne, et j’aimerais savoir ce qu’en pensent Bernd Neuendorf et Gianni Infantino.”

Même constat pour Claude Le Roy, l’ancien sélectionneur du Sénégal, qui disait lundi “se demander s’il ne faudrait pas appeler au boycott de la Coupe du monde 2026, vu le comportement de Donald Trump à l’égard du continent, avec un président de la Fifa qui se targue d’être à ses côtés”. “Les dirigeants au plus haut niveau du foot ne parlent plus jamais de foot mais que de fric”, s’est-il insurgé.

Post Comment

MOST POPULAR DESIGNS