le gouvernement allemand se dit désormais opposé à un boycott de la sélectionnomadictrails
En janvier, à l’apogée des tensions entre Européens et Washington provoquées par la volonté affichée par Donald Trump d’annexer le Groenland, l’Allemagne n’avait pas exclu la possibilité de boycotter le Mondial 2026. Une option désormais balayée.
Une position désormais très claire. Le gouvernement allemand a estimé mercredi qu’un boycott de la Coupe du monde aux États-Unis n’était “pas la bonne voie” pour exprimer des désaccords avec la politique de Donald Trump, après n’avoir pas exclu cette éventualité au moment des tensions sur le Groenland.
“Les affrontements politiques doivent se mener sur le terrain politique et le sport doit rester le sport”, a déclaré Steffen Meyer, un porte-parole du gouvernement allemand, interrogé lors d’un point presse régulier. Berlin ne “soutient pas” cette option car “le sport ne doit pas être instrumentalisé”, a abondé la ministre des Sports Christiane Schenderlein au journal Süddeutsche Zeitung, soulignant que le Mondial (11 juin-19 juillet) avait aussi lieu au Canada et au Mexique. Quadruple championne du monde, la dernière fois en 2014, la sélection allemande n’a pas manqué un Mondial depuis l’immédiat après-guerre (1950).
“Le gouvernement fédéral respecte l’autonomie du sport”
En janvier, à l’apogée des tensions entre Européens et Washington provoquées par la volonté affichée par Donald Trump d’annexer le Groenland, et d’imposer des taxes douanières supplémentaires aux pays européens qui s’y opposaient, Mme Schenderlein n’avait pas exclu cette possibilité. “Le gouvernement fédéral respecte l’autonomie du sport” et la participation de la Mannschaft relève “exclusivement des fédérations sportives compétentes, et non du monde politique”, avait-elle alors répondu à l’AFP.
Lancés dans le contexte des tensions autour du Groenland, les appels au boycott du Mondial sont désormais motivés par la politique anti-immigration du gouvernement américain et les méthodes de la police de l’immigration à Minneapolis. La mort de deux manifestants, tués par des agents fédéraux, a provoqué une vive émotion dans le pays et dans le monde, entraînant également une vague d’inquiétude sur les conditions de sécurité des millions de supporteurs attendus cet été aux Etats-Unis. Fin janvier, Sepp Blatter, ancien président de la Fédération internationale de football (Fifa), avait relayé l’appel d’un célèbre avocat anti-corruption suisse à “éviter les Etats-Unis” cet été.
Selon le magazine allemand Spiegel mercredi, plusieurs eurodéputés de gauche ont écrit à la Fédération européenne (UEFA) pour lui demander examiner d’éventuelles sanctions, dont le boycott, en raison des “mesures politiques” et de la “rhétorique” récemment observées côté américain. Lundi, le président de la Fifa, Gianni Infantino, avait dit son opposition générale aux boycotts, qui “contribuent simplement à plus de haine” selon lui.



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