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“Nous l’empêcherons”, la Fédération iranienne de football manifeste (encore) son opposition au “match des fiertés” contre l’Égyptenomadictrails

“Nous l’empêcherons”, la Fédération iranienne de football manifeste (encore) son opposition au “match des fiertés” contre l’Égyptenomadictrails

Le choix de la Fifa de faire de la rencontre Égypte-Iran son “Pride match” LGBTQ+ lors la Coupe du monde 2026 continue de faire jaser. Alors que les deux pays ont déjà fait part de leur opposition à la tenue de la rencontre, la Fédération iranienne de football en a remis une couche.

La controverse persiste autour du “Pride match” LGBTQ+ de la Coupe du monde 2026. Lors de la compéition qui aura lieu aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada l’été prochain (11 juin-19 juillet), un “pride match” sera organisé le 26 juin au Lumen Field de Seattle, afin de célébrer la communauté LGBTQ+. Si ce plan était déjà prévu avant le tirage au sort de la phase de poules, qui s’est déroulé le 5 décembre, il se trouve qu’à l’issue de l’annonce du calendrier des rencontres le lendemain, ce “match des fiertés” opposera l’Iran à l’Égypte.

Problème: l’homosexualité est condamnée dans ces deux pays. En Iran, elle est passible de la peine de mort, tandis qu’en Égypte, les lois sur la moralité sont fréquemment utilisées pour réprimer les droits et les relations des personnes LGBTQ+.

“Nous sommes déterminés et nous y parviendrons”

Ce jeudi, AS rapporte que la Fédération iranienne (FFIRI) a déposé une protestation auprès de la FIFA. “Nous ne voulons pas que notre troisième match de Coupe du monde se déroule sous les couleurs de l’arc-en-ciel. Nous l’empêcherons. Nous sommes déterminés et nous y parviendrons”, a déclaré Mehdi Taj dans une interview accordée au journal Ham-Mihan, comme le rapporte le quotidien espagnol.

Le président de la FFIRI a également expliqué que le match coïncide avec le mois sacré de Muharram, durant lequel les musulmans chiites commémorent la mort du troisième imam, Hussein Ibn Ali. Il a par ailleurs ajouté que ce “match des fiertés” est considéré comme une insulte aux valeurs sacrées de l’islam.

“Il s’agit d’une décision irrationnelle qui favorise un certain groupe”, avait-il déjà fustigé le 9 décembre, tandis que la télévision d’Etat iranienne avait pour sa part indiqué que l’Iran allait “contester” cette décision auprès de la FIFA. La Fédération égyptienne de football a, elle, également exprimé des objections similaires, selon les médias égyptiens.

Le match déplacé dans un autre stade?

De son côté, la ville de Seattle maintient l’événement dans le cadre de son festival local, le PrideFest. “Le ‘Pride match’ a été planifié bien à l’avance. Il s’agit d’une expression, menée par la ville hôte, de l’engagement de Seattle et de l’État de Washington à créer un environnement accueillant et inclusif où chacun a sa place: joueurs, supporters, résidents et visiteurs. Le football possède un pouvoir unique pour unir les peuples par-delà les frontières, les cultures et les croyances”, avait indiqué un porte-parole de l’organisation au média Outsports.

Selon les informations de RMC Sport, les animations autour de cet événement devraient se dérouler à l’extérieur de l’enceinte et des fans zones directement gérées par la FIFA. Selon plusieurs sources, sont prévues des célébrations LGBTQ+ et des expositions d’œuvres d’art autour du stade et dans la ville de Seattle.

Si la FIFA, n’a pas de contrôle sur les activités organisées par les comités d’organisation locaux elle pourrait choisir de déplacer cette rencontre dans un autre stade. Début décembre, plusieurs sources au sein de l’instance mondiale présidée par Gianni Infantino laissaient néanmoins entendre que ce n’était pas “la priorité”.

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