l’ancien gardien Warmuz y croitnomadictrails
Alors que le RC Lens est leader de Ligue 1 avant la 23e journée ce week-end, l’ancien gardien des Sang et Or, Guillaume Warmuz, a assuré au micro de RMC qu’il commençait à croire au titre, même s’il reste prudent.
Quand vous voyez la saison de Lens, pensez-vous à 1998 quand vous avez été champion? La défaite du PSG à Rennes le week-end dernier et la victoire 5-0 des Sang et Or au PFC augmentent la probabilité d’être champion? Vous le voyez comme ça?
Je le vois bien. Le premier objectif qui était non avoué, c’était déjà d’être en Ligue des Champions. Avec la victoire au PFC, je pense que ce pas-là est maintenant presque franchi. Il faudrait un énorme effondrement qui n’aura pas lieu, je pense. Et puis, la seconde étape, c’est la prudence, parce qu’on ne peut pas annoncer aujourd’hui que Lens va être officiellement candidat du titre. Mais si on ne dit pas que Lens joue le titre, on se trompe aussi de cible.
Donc, il ne faut pas mettre trop de pression pour mes amis lensois, plus que mes amis, pour mon club, pas de pression inutile. Et si les choses restent en l’état au mois d’avril (avec la réception du PSG le week-end du 12 avril), à ce moment-là, on pourra parler de quelque chose de grandiose.
Il y a des similitudes avec votre équipe championne en 1998. Le calme des coaches Daniel Leclercq et Pierre Sage -, un groupe qui joue en équipe et qui ne repose pas sur des individualités…
Il y a un combo de bonnes choses. C’est d’abord le choix de l’entraîneur. Il a construit son équipe, il a pris les joueurs qu’il souhaitait. Il y a aussi Jean-Louis Leca qui est arrivé comme ça, comme un cheveu sur la soupe. Le président lui a donné le poste de directeur sportif et il a fait un énorme travail. Il a bien choisi et bien ciblé les recrues. Il y a l’atmosphère, l’ambiance qui fait que cette énergie collective permet jusqu’à présent de passer au-dessus de toutes les équipes du championnat de France. Et aussi la qualité technique, ne l’oublions pas.
Quelquefois, ce n’est peut-être pas aussi bien qu’on peut l’espérer, mais Lens est réaliste, aussi bien défensivement qu’offensivement. Et surtout, il y a quelque chose qui résonne. On sent quelque chose qui est en train d’arriver. Donc, ça sent bon…Maintenant, il va falloir être patient dans la durée, continuer à être présent et surtout, on regardera le mois d’avril quand on va recevoir Paris. Après, il faut terminer la balle de match. Elle va sûrement être là. Elle va arriver. Il va falloir conclure. Et après, ce sera encore autre chose.
Après les défaites à Metz (rebond de Lens avec 10 victoires consécutives) et à Marseille (rebond avec 4 victoires série en cours), on sent qu’il y a des certitudes et que l’équipe de Pierre Sage ne doute pas. Elle est solide mentalement?
C’est costaud mentalement. Et puis, je pense que l’homme clé, Pierre Sage, est quelqu’un qui porte bien son nom. On lui a sûrement déjà dit. Je le redis pour être quand même assez proche du club, il a des certitudes et il les applique.
Et à chaque fois qu’il y a des rectifications, elles sont claires et limpides. Il a son style, il a son équipe. Il connaît ses joueurs. Il ne s’était pas fixé de limites. Il ne s’en fixe toujours pas, mais avec un pragmatisme et un réalisme qui lui appartiennent. Je crois que là, il y a quelque chose de vraiment très intéressant.
Qu’est-ce qui vous bluffe le plus?
Je vais prêcher pour ma paroisse : Robin Risser (le gardien), il a 20 ans, il vient d’arriver. Il n’a aucune expérience du très haut niveau. Il est bien encadré avec Cédric Berthelin. Il a sa fraîcheur. Il est en train de prendre une dimension qui est la sienne. Il la mérite. Tout ce qu’il fait, c’est réfléchi, malgré son âge. Évidemment, de temps en temps, il apprend son métier, mais il est en train d’apporter une énergie à ce groupe qui est quand même assez exceptionnel. Ne parlons pas, mais continuons à regarder ce qu’il fait.



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